La Chélidoine – Chelidonium majus L. Famille des Papavéracées.

Nom commun de la Chélidoine : Grande éclaire – Herbe aux boucs – Herbe aux verrues – Felougne – Lait de sorcière – Herbe de l’Hirondelle.

Aspect de la Chélidoine : Plante vivace – Tige cylindrique fragile, poilue et semi creuse qui renferme une sève jaune – Feuilles pétiolées vertes – Fleurs jaunes en ombelles avec de longs pédoncules à l’odeur désagréable – Fruits fins et allongés – Graines petites et noires.

Taille de la Chélidoine : Entre 30 et 50cm.

Type de faune : Bord des chemins – Décombres – Orée des bois – Rocailles. Sols calcaires.

Climat/habitat : Tempéré. Europe (sauf au Nord) – Asie Mineure.

Préparations de la Chélidoine :

Vin de Chélidoine : 1 verre par repas.

Infusion : Attention respecter le dosage. 10g de plante par litre d’eau. 2 tasses par jour (matin, après midi).

Teinture mère : 10 gouttes par ¼ de verre d’eau, après chaque repas.

Précautions : La Chélidoine contient des alcaloïdes. Elle est donc très rarement ingérée à cause de son odeur, son goût mais aussi car elle peut causer des vomissements, diarrhées, déshydratation, voir à haute dose la mort.

La Chélidoine dans l’histoire

La genèse

Son nom vient du grec « Chelidon » qui signifie « Hirondelle », car cette plante fleurissait consécutivement l’arrivée des Hirondelles (comme le pavot et le coquelicot).

Dioscoride et Pline l’Ancien (1er siècle après J.C.) l’ont précisément décrite dans leurs recueils d’herboristerie. C’est en observant les hirondelles, qu’ils ont découvert son pouvoir curatif pour les troubles oculaires. En effet, ces oiseaux frottent les yeux de leurs petits avec le suc de la Chélidoine pour les aider à ouvrir l’ourlet recouvrant l’œil.

Elle fût longtemps considérée comme une plante magique associée à la sorcellerie. Les Alchimistes imaginaient, à cause de la couleur de sa sève, qu’elle pouvait être l’ingrédient de la Pierre Philosophale et qu’elle pourrait transformer de simples métaux en or.

Au 16ème siècle en France, Paracelse (de son vrai nom docteur Theophrastus Bombastus Von Hobeinheim) développait sa théorie des signatures : les semblables soignent leurs semblables, c’est à dire le rapprochement des vertus thérapeutiques des plantes avec leur aspect morphologique. Ainsi il préconisait l’utilisation de la Chélidoine pour guérir la jaunisse et les troubles hépatiques. Cette médication fût conservée pendant plus de 2 siècles.

La Chélidoine aphrodisiaque

Oubliée du 18ème au 19ème siècle, elle retrouva grâce au 20ème siècle pour ses propriétés antimitotiques sur les verrues et autres cors, antispasmodique pour l’asthme et les angines de poitrine. Il pourrait sembler que la guérison des troubles précédemment énumérés, ont peu de lien avec l’univers aphrodisiaque. Le pouvoir aphrodisiaque de la Chélidoine est dû à la Malclévine, à la Spartéïne et à l’acide chélidonique principalement. Les Phosphates de chaux et de magnésie ainsi que les sels minéraux servant de reconstituants de base. Le pouvoir cholagogue de la Chélidoine complétera ses effets toniques des ardeurs refroidies en décongestionnant tout l’appareil digestif.

Propriété et substances actives de la Chélidoine

Propriétés de la Chélidoine : Cholérétique – Cholagogue – Antispasmodique – Dépuratif – Antimitotique – Bactéricide.

Substances actives de la Chélidoine : Alcaloïde (Chélidonine, Sanguinarine, Protopine) – Chélérythrine – Allokryptopine – Berbérine – Spartéine – Matières pectiques, résineuses, mucilagineuses – Phosphates de Chaux – Sels minéraux…

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